19/11/2007

OH ! BELGIQUE, CHERE PATRIE, LES CHOSES BOUGENT

(nouveau 19/11/2007)
 
OH ! BELGIQUE
CHERE PATRIE
LES CHOSES BOUGENT !!!
 
Nous sommes dans une période, où de jour en jour, les choses bougent, changent.
 
Dimanche 18 novembre 2007, la manifestation qui a lieu pour la sauvegarde du pays a reçu un succès.
 
Merci, Madame Marie-Claire Houard.
 
Ce dimanche 18 novembre 2007, c'était votre jour de gloire, vous le méritiez bien.
 
Il fallait que cette initiative existe.
 
A ce sujet, certains avaient peur du déroulement de cette manifestation. C'est compréhensible, et nous pouvons les comprendre.
 
Pour que les choses bougent, ce n'est pas en restant assis, les bras croisés.
 
Alors tout ce qui est possible, dans la compréhension, la tolérance, tout doit être tenté, c'est ce que nous comptons faire.
 
Ce week-end, nous avons agi à deux niveaux :
 
1. Dans le cadre de la RTBF et l'émission de "Faire le Point", nous avons envoyé un mail, dont une partie est parue en direct sur antenne :
 
 "Sans tolérance, réciproque au nord et au sud du pays, rien ne sera possible"
 
2. La radio de la RTBF, et plus particulièrement, "La Première" possède un blog, où l'on retrouve plusieurs rubriques possibles :
 
 
Au sein de celui-ci, dans le cadre de l'actualité, suite à une initiative :
 
 "I want you for belgium", l'on pouvait poser des questions auprès de Messieurs Benoit RIHOUX (UCL) et Stefaan WALGRAVE (Université d'Anvers) et poster des commentaires sur le blog de Matin Première.
 
Parmi ceux-ci, l'on a trouvé celui de Monsieur René ANSELME, dont l'intégralité est repris ci-après :
 

"Messieurs,

Est-ce que dans la situation actuelle, l'appel à la manifestation pour l'unité du pays pour ce dimanche 18 novembre dans les rues de Bruxelles, n'est-il pas simplement un appel des francophones pour manifester contre les actes arrogants de la Communauté flamande ? Sortir le drapeau belge, crier à la démocratie est systématiquement considéré comme un affront par les flamands. Comment vont-ils réagir à cette giffle ?

Monsieur Anselme,

 

J'ai lu avec attention votre commentaire.

Votre réaction est légitime, et des plus hauts points intéressante.

 

Qui détient la vérité, aucune des deux communautés. 

 

La vérité me semble être au milieu.

 

La Tolérance. Pour une solution adéquate, la tolérance est de mise. Existe-t-elle ?

 

Pour déterminer cette tolérance, exprimons le souvenir.

 

La 96eme édition de la cérémonie du souvenir de l'armistice du 11 novembre.

 

A ce sujet, j'ai écrit un article, dont je reprend l'intégralité :

Celui-ci a pour titre :

 

OH ! BELGIQUE - CHERE PATRIE - QUE T'ARRIVE-T-IL ?

 

Dans un couple, quel qu’il soit, pour qu’il y ait vie, il est tout à fait normal que l’on connaisse de temps en temps des problèmes. Qu’il y ait quelque fois des crises, mais celles-ci sont surmontables.

Dans les plus graves des crises, c’est toujours l’un des époux qui fait part à l’autre que la faute incombe à celui-ci.

Mais, contrairement à ceci, la faute incombe aux deux époux.

Nous ne prendrons pas fait pour cause d’un des époux, mais simplement vous faire part de notre considération.

Amis Flamands, Amis Francophones, pardon, la Belgique étant notre mère, puisque nous sommes tous, ses enfants, nous sommes tous frères.

Donc, chers Frères Flamands, chers Frères Francophones, dans toutes vos conjectures, vous oubliez toujours d’inclure nos Frères Allemands, de la Communauté Germanophone, et cela, même quand, il n’y a pas de crise dans le couple « Belgique », même quand tout va pour le mieux du monde, pourquoi ?

Quand l’on entend vos discours, cette crise est nouvelle, comme si tous les maux, tous les problèmes se sont révélés au lendemain des dernières élections.

S’il vous plaît, un peu de tenue, soyez raisonnables, cette crise est révélatrice de problèmes bien plus vieux, dont certains remontent à plus de cinquante ans.

Notre devise est : « L’Union fait la Force », mais une autre notion est aussi légendaire, « le compromis à la belge » qui a fait le Tour du Monde. Cette notion a été étudiée par tous, à travers le monde, a été reconnue et même prise en exemple.

Avez-vous oublié, que cette notion fait partie de nos gênes, et que depuis 1830, c’est celle-ci qui a fait en sorte que malgré nos différentes crises, cela a permis la stabilité de la Nation.

L’on peut comprendre qu’une communauté soit frustrée depuis des décennies, et a voulu imposer à l’autre communauté, sa vision des choses afin d’arriver à ses fins, puisque celle-ci n’y arrivait pas normalement. Nous pouvons comprendre, mais nous ne pouvons admettre la manière dont celle-ci a appliqué son point vue, la force.

Redevenez raisonnables. Nous ne disons pas que vous devez renier à vos objectifs, loin de là, mais il y a une manière.

Et puis, nous sommes dans un couple, tout obtenir, pour chacune des communautés, pour l’équilibre de ce couple, ce ne sera jamais possible.

Alors s’il vous plaît, nous savons, cela ne sera pas facile, essayez de remettre dans le tiroir, tous vos concepts incompatibles pour une mise en place d’un gouvernement, afin que le couple puisse revivre d’une manière saine.

Une fois, la crise passée, tous vos désidératas, peuvent être remis au goût du jour.

Le climat sera plus calme, et la discussion sera possible, et il n’est pas dit que tout passera, mais une grosse majorité des revendications seraient possibles.

Mais à l’heure actuelle, suite au climat, rien ne sera possible, à la limite vous allez tout perdre, et à la limite, vous pourriez perdre certains acquis notables que vous avez eus du mal d’obtenir.

Pour l’autre communauté qui s’est sentie attaquée, nous vous comprenons, vous avez été touchée profondément dans votre chair, votre réaction peut être comprise.

Si, crise, il y a, si elle est si profonde, malgré tous les heurts actuels, c’est parce que vous croyez encore que notre Belgique est toujours viable, ou sinon vos réactions quelque soit votre communauté, vos réactions auraient été tout autres.

Alors, s’il vous plaît, ressaisissez-vous, calmez-vous. Nous savons, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais malheureusement c’est la seule solution afin que les négociations puissent reprendre.

Que vous le vouliez ou non, c’est à ce seul prix, que tout sera de nouveau possible.

Les générations qui vous ont précédées ont appliqué à merveille cette notion de « Politique à la Belge », de « Compromis à la Belge ».

Vous n’allez quand même pas me dire que vous n’êtes pas aussi intelligents que vos aînés qui vous ont précédés, et de revenir et d’appliquer de nouveau cette politique qui a fait de la Belgique, une nation exemplaire à l’étranger.

S’il vous plaît, si vous voulez sauver la Belgique quoique vous pensiez, c’est à ce seul prix, c'est-à-dire par rapport aux commentaires qui ont été développés, ici, que tout ceci sera possible.

Si vous le voulez vraiment, tout est encore possible. A vous de voir, si vous le voulez vraiment !

Nous parlions plus haut, de nos aînés, des anciens qui nous ont précédés, si nous parlons de ceci, c’est en mémoire de milliers de personnes qui ont donné leurs vies afin que nous soyons ici, que nous possédons nos différentes richesses actuelles. Nous devons prendre, ici, les richesses au sens le plus large possible et qui ne se limitent pas au seul niveau financier.

Alors, leurs « Blessures », dont certains gardent encore dans leur chair (les descendants des victimes des deux guerres), donc ceux qui n’ont pas eu peur de donner leurs vies pour sauvegarder leur patrie auraient été données en pure perte !

Eh, oui, ce dimanche 11 novembre 2007, ce fut la 96eme fois que nous avons commémoré l’armistice de « La Grande Guerre ».

Avez-vous pensé à eux, à leurs descendants dont certains souffrent encore de cette horreur.

Alors, vous ne voulez pas que ces sacrifices auraient été donnés en pure perte, ressaisissez-vous, calmez-vous.

Une fois calmés, reprenez le chemin de la table de négociation.

Et que la crise que vous venez de connaître serve de leçon pour l’avenir.

Nous parlions du 11 novembre 1918, vous trouverez ci-après un reportage des manifestations qui se sont déroulées, le 11 novembre 2007, en la cité des Cinq Clochers.

Cette cérémonie du souvenir, commença par un messe commémorative en l'église Saint Brice.

Cliché pris dans l'église Saint Brice avant la liturgie prémice de la cérémonie de commération du 11 novembre.

Drapeau mis en berne,en hommage au Président des anciens combattants décédé le 22 juillet 2007.

Cette liturgie se termina par une vibrante Brabançonne, et une Marseillaisse, en hommage aux Vendéens dont nous reparlerons plus tard.

(A, ce niveau, dans l'article figure une poto avec un ancin combattant, sa petite fille et la cousine de celle-ci, et je pose la question suivante)

Ce cliché a une importance indéniable, pourquoi ?

Certains, ont des sourires, car ils ne comprennent pas l'importance de ce cliché. Les aînés, et principalement les anciens combattants répètent, l'importance de se souvenir.

Nous en avons, encore une preuve, ici.

Car le souvenir, est important. Bien entendu, afin que ceci ne se produise plus. Mais, pour que ces horreurs ne se produisent plus, la base de ceci, est l'acceptation, la compréhension, de l'autre, en d'autre terme c'est la cohabitation de tout un chacun dans la tolérance.

La tolérance à tout niveau.

Par ce cliché, c'est la cohabitation, et la compréhension, et la participation à la vie de toutes les générations que nous avons voulu mettre en exergue.

Sans cette tolérance, rien n'est possible.

La mémoire ne passerait elle pas partout, ou de la même manière ?

Car les différents propos tenus par des personnes, aussi bien au nord qu'au sud du pays, ils n'ont pas compris.

Par la compréhension de cette commémoration du 11 novembre, automatiquement la tolérance est de mise.

Avec la tolérance tout est permis, même la constitution d'un gouvernement.

Puis, c'est la vie, il y a de moins en moins de participants qui ont connu ces événements qui sont présents d'année en année.

Nous vous avons expliqué l'importance du souvenir. Afin d'y arriver, il faut renouveler les cadres.

A Tournai, la rélève commence, et semble être assurée, comme en témoigne ce cliché.

Et puis, la conscience des jeunes au problème est présente, comme en témoigne les clichés suivants.

La journée du souvenir commença par le dépot de fleurs au moment dédié à Gabrielle Petit qui naquit à Tournai, le 20 février 1893 et fut fusillée le 1er avril 1916 au Tir National de Bruxelles, où la devise fit le tour du monde : "Vous allez voir, comment une femme belge sait mourir".

Si vous voulez en savoir plus à ce sujet, vous pouvez rejoindre l'article que nous avons écrit :

GABRIELLE PETIT

Ce monnument est situé contre un des murs de l'église Saint Brice.

Une fois, le moment de recueillement terminé, le cortège pouvait prendre forme pour commémorer les divers monuments de la cité.

Nous arrivâmes, au premier monument érigé par la Ville de Tournai en l'honneur de ses enfants qui moururent en héros lors des deux guerres du 20eme siècle.

Le recueillement terminé, le cortège pû reprendre la route afin de rejoindre le tumulus où fut creusé un ossuaire où l'on retrouve le reste des Vendéens.

C'est la raison pour laquelle, dans cette cérémonie, l'on retrouve le drapeau Français, et la Marseillaise fut jouée en hommage aux Français tombés au Champs d'Honneur.

Pour préciser les faits, vous trouverez ci-dessous un commentaire :

"Le lundi 24 août 1914 au petit matin, au lieu des Allemands, les Tournaisiens virent à nouveau arriver des Français mais il s’agit cette fois d’un millier d’hommes originaires pour la plupart de la Vendée. Ils appartiennent aux 83° et 84° régiments de la 88° division territoriale commandée par le général de Villaret. Ils sont exténués et la population les accueille avec du café chaud. Ils prennent sans tarder position aux accès de la ville et aux abords des ponts. L’attaque allemande démarre au nord-est de la ville, du côté de la chaussée de Renaix et de la Verte-Feuille et la bataille fait rage sous un beau soleil. Les assaillants sont supérieurs en nombre mais les Vendéens s’accrochent et tiennent l’ennemi en respect. Mais, lorsque celui-ci poussera une quinzaine de civils devant lui, ils cesseront le feu et se retireront par la rue Duquesnoy. Progressant également du côté de Warchin, les Allemands atteignent la rue de la Basse Couture et se dirigent vers la chaussée de Bruxelles et le pont Soyer... Ils s’empareront alors de la gare et du pont Delwart. Ils commettront de nombreuses exactions. Un Tournaisien à l’ouie affaiblie sera sorti de sa cave et fusillé sous les yeux des siens. Au total, sept civils perdront la vie ce jour-là. Des prisonniers seront assassinés et des soins seront refusés à des blessés français. Dans l’après-midi, toute résistance organisée aura cessé et les survivants se replieront vers l’ouest. Les Allemands accuseront les Tournaisiens d’avoir trahi leur parole et réclameront à la municipalité une contribution de guerre de deux millions de francs et la remise de deux cents otages. Ceux-ci seront emmenés à Bruxelles où ils seront libérés le 29 août. Les Allemands réquisitionneront des civils pour creuser une fosse énorme où seront accumulés les restes des cinquante-trois Vendéens tués au combat. Le 24 août 1924, ces restes seront inhumés près du pont Morel dans un ossuaire creusé sous un tumulus hissant, à son sommet, la statue du « Géant des Combats » élevant vers le ciel le flambeau de la civilisation et le faisceau des licteurs. "

Source de ce commentaire :

http://users.skynet.be/pierre.bachy/tournaiescautbauters.html

Une fois, la dernière note de la Marseillaise ayant retenti, et la fin du recueillement, le cortège reprit pour la dernière fois la route vers les monuments érigés en l'honneur des Majestés, le Roi Albert Ier et la Reine Elisabeth, grands-parents de nos souverains actuels, Le Roi Albert II et la Reine Paola.

Le premier hommage fut rendu au Roi Albert Ier

Le dernier hommage fut pour Sa Majesté, la Reine Elisabeth qui fut lors du conflit de la Grande Guerre 1914-1918, infirmière auprès des soldats.

Un peu d'histoire

Le drapeau que nous allons vous montrer par les deux derniers clichés de ce reportage, se rapporte au tout premier drapeau Belge dont Sa Majesté le Roi, Léopold 1er a remis à pusieurs communes du Royaume, pour le fait d'avoir libéré le pays en 1830.

La particularité de celui-ci, est que les couleurs sont présentées horizontalement, et que les couleurs actuelles sont représentées verticalement.

Quand au crêpe noir, cela signifie que la Fédération est en deuil, par rapport au décès de son Président, le 22 juillet 2007, et que celui-ci restera sur le drapeau jusqu'à la nomination du prochain Président qui aura lieu, lors du prochain Conseil d'Administration.

Oh Mère Chérie, cet article a été écrit, afin que certains puissent réfléchir, au contenu de ce reportage et que cela puisse être le sujet d'une prise de conscience pour la sauvegarde de notre Patrie."

 

L'intégralité de l'article ainsi que l'ensemble des clichés est visible à l'adresse suivante :

http://les-trois-j-de-tournai.skynetblogs.be/post/5217540/oh--belgique--chere-patrie--que-tarrivetil-

 

Et puis, la manifestation n'aurait pas lieu, parce que nous avons peur de l'autre communauté ?

 

Pour ce motif, la manisfestation doit exister.

 

Mais, vous avez raison, tout peu arriver dans cette période des extrêmes.

 

Mais, je conclus, si la tolérance avait été de mise et le souvenir en tête depuis le début, beaucoup de choses auraient pu arriver.

 

Ce qui est le plus dangereux, si ce n'est pas demain que cela arrivera, il y aura un jour, où cela pourrait réellement éclater, et alors tout peut arriver, même le pire.

 

Si, nos frères Flamands, le veulent, ils peuvent nous écouter en laissant la manisfestation se dérouler, se calmer, prendre patience que le climat se calme, et comme je disais dans l'article, avec tolérance, le respect du souvenir, tout peut encore arriver de manière positive.

 

Je veux y croire ! Pas Vous ?"

 

Jean


 
 
 
 

21:05 Écrit par LES TROIS J DE TOURNAI dans Historique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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